Archives pour la catégorie Culture Bad

Repères chronologiques …

Sur la scène internationale

1898 :
Première compétition internationale de badminton organisée à Guilford (Angleterre).

1934 :
La Fédération Internationale de Badminton est fondée par 9 pays dont la France.

1972 :
Le Badminton est aux J.O. de Munich, en sport-démonstration.

1988 :
Sport-démonstration, le Badminton l’est encore aux J.O. de Séoul.

1992 :
Entrée et reconnaissance du Badminton comme sport olympique à part entière aux J.O. de Barcelone, mais sans le double mixte qui ne sera présent qu’à partir de 1996 à Atlanta.

2006 :
La Fédération Internationale de Badminton compte plus de 150 pays affiliés et 250 millions de pratiquants dans le monde.

2007 :
Organisation des 1ers Super Series.

Sur la scène française

D’après Pat Davis,  » encyclopaedia of badminton  » (1987),  » […] L’histoire du badminton en France remonte à 1898, quand, à Saint-Servan, J.E. Jones, répétiteur dans l’armée britannique, construisit une salle de quatre courts. A sa fermeture, le jeu continua dans la salle à manger d’un hôtel de Paramé, en dépit d’un candélabre placé au centre […] ».

1901 :
Vote de la Loi sur les  » Associations à but non lucratif « .

1907 :
Création du premier club français en Normandie, le Dieppe Badminton Club.

1908:
Fondation du Comité National des Sports.
Les premiers  » Internationaux de France  » de badminton (Franco-anglais) organisés à Dieppe.

1909 :
Création des clubs de Dinard et de Paramé.

1911 :
Création du Comité Olympique du Sport Français.

1914-1934 :
20 années de silence pour le badminton.

1920 :
Création de la Fédération Française de lawn-tennis.

1924 :
Création de la Fédération Française de Paume.

1928 :
Le mot Badminton fait son entrée dans le Dictionnaire de Langue Française Larousse.

1934:
Création d’ne Fédération Française de Badminton dissoute en 1940.

1940-1979 :
La discipline sportive badminton est  » hébergée  » par la Fédération Française de Lawn-Tennis, puis par la Fédération Française de Tennis.

1979 :
Création de la Fédération Française de Badminton qui compte alors 2.400 licenciés, 5 Lgues et 50 clubs.

2004:
La Fédération Française de Badminton fête ses 25 ans d’existence.

2005:
La Fédération Française de Badminton franchit les 100.000 licenciés et clôture la saison avec 108.570 licenciés.

2006:
La Fédération Française de Badminton cloture sa saison avec 114 725 licenciés.

2007:
La Fédération Internationale de Badminton (BWF) attribue à la France l’rganisation des championnats du Monde de badminton en 2010.
Pour la 1ère fois, la FFBA a organisé les Super Series qui se sont déroulées du 30 octobre au 4 novembre 2007 à Paris, au stade Pierre de Coubertin.

Un peu d’histoire …

Dès l’Antiquité, le  » jeu de volant  » était pratiqué en Chine (II° millénaire avant notre ère), sous l’appellation Didochiandsi où le pied ou la cheville remplaçait la raquette.

Au japon, la pratique était nommée Hanetsuki, et en Inde, Poona.

Le codex aztèque Borbonicus et le codex Mendoza, documents  » pictographiques  » relatant majoritairement l’astronomie ou l’histoire du peuple panaméricain, font aussi référence à une forme de  » jeu du volant « .

Au Brésil, un jeu similaire est nommé Petecada : un document de la Fédération Portugaise montre un personnage tapant à l’aide d’une batte sommaire un boule d’étoffe d’où dépassent quelques plumes.

En France, le jeu de paume apparaît à partir du Moyen-âge. Au XIIIème siècle, il est déjà considéré comme  » le roi des jeux et jeu des rois « . Jeu français par excellence, le jeu de paume évolue sous François Ier (XVIème siècle) vers le  » jeu du volant  » que l’on pratique sans rebond, à la volée, dans l’espoir  » d’épater la galerie  » où se trouve le public. Appelé à cette époque plus communément  » Coquantin « , du nom du Coq qui prête ses plumes au bouchon, ce jeu du volant poursuit son développement jusque sous l’empire, où il est même utilisé dans l’éducation des enfants, et notamment des filles, pour développer l’habiliténullme siècle, plusieurs oeuvres picturales et littérairesdémontrent la  » popularisation  » du jeu du volant. En 1874, Emile Zola fait référence à un échange de  » volant  » entre l’abbé Surin et deux jeunes filles dans  » La conquête de Plassans « .

Déjà, la pratique est qualifiée comme une pratique dynamique,  » légère « , voire technique:

“[…] Ils sortirent et la partie la plus agréable du monde s’engagea. Les deux demoiselles commencèrent. C’est Angéline qui manqua la première le volant.

L’abbé Surin l’ayant remplacé tint la raquette avec une adresse et une ampleur magistrales. […] il bondissait en avant, en arrière, sur les côtés, ramassait le volant au ras du sol, le saisissait d’un revers à des hauteurs surprenantes, le lançait raide comme une balle ou lui faisait décrire des courbes élégantes, calculées avec unescience parfaite […]”.

Dans les années 1860, des colons anglais découvrent le jeu indien de Poona. Joué sur un vaste terrain en forme de sablier, scindé par un filet, où s’affrontent des équipes de 2, 3 ou 4 joueurs, le Poona se pratique avec une balle recouverte de duvet aggloméré.

Il existe quant aux origines exactes du Badminton moderne et de son volant, plusieurs sources qui restent invérifiables.

Parmi les légendes tenaces et populaires attribuées à sa naissance, l’histoire raconte qu’un jour de 1873, des officiers britanniques de retour des Indes, étaient réunis àBadminton House (Gloucestershire), domaine du Duc de Beaufort. Après de joyeuses libations, ils viennent à évoquer le jeu indien du Poona, auquel ils décident de jouer.

N’ayant pas de balle sous la main, ils utilisent un bouchon de champagne dans lequel ils plantent quelques plumes. Amusés par leur trouvaille, ils décident de faire connaître ce jeu sous le nom du château où il est né : Badminton.

Quatre ans après ce jour mémorable, les règles du badminton sont édictées.

Il est dit aussi que c’est le Duc de Beaufort qui annula, à cause de la pluie, le tournoide volant prévu dehors, et le fît jouer dans le hall de son château.

De ces deux légendes, on retient une pratique inspirée du jeu indien, un volant doté de plumes d’oiseaux naturelles, une  » appellation d’origine  » distincte et, tout particulièrement,un sport qui se pratique exclusivement à l’intérieur !!!

Le jeu de badminton aurait été codifié par le Colonel H.O. Selby à Karachi (actuel Pakistan).

D’autres sources, plus sérieuses, parlent de règles établies en 1876 par

Henri Jones, publiées sous le pseudonyme Cavendish dans  » les jeux de lawn-tenniset de badminton « .

Pendant 8 siècles, le  » jeu du volant  » était réservé à l’élite noble et bourgeoise. Le « peuple » se prêtait aussi à une pratique  » sauvage  » en utilisant, non pas une raquette mais, leurs mains pour se renvoyer le volant ; d’où l’expression  » jeu de mains, jeu devilains ! « .

Divertissement prônant davantage l’échange et le partenariat sportif à l’adversité, ilétait pratiqué essentiellement à l’extérieur à l’exception d’une  » société  » noble et bourgeoise qui profitait des salles réservées au jeu de paume.

Au début du XXème siècle, le  » jeu de volant  » prend un nouvel essor sous l’appellation Badminton.

« Débarqué » sur nos côtes bretonnes et normandes grâce aux communautés

britanniques en villégiature ou installées en France (3000 ressortissants britanniques en 1900 à Dieppe sur une population de 25.000 habitants), la pratique reste réservée à la  » bonne société  » qui, seule, peut prétendre adhérer financièrementaux premiers clubs « de tradition anglaise  » français.

Après les deux guerres mondiales, l’arrivée des congés payés, l’émancipation desfemmes, l’heure est au savoir-vivre, à la détente et aux loisirs. Parmi les plaisirs sportifs peu onéreux et accessible en terme d’installation, il y a le badminton. L’image de sport de plage convivial est donc attribué à l’activité : toute la famille en vacancessavoure ces échanges du volant où père et fille, mère et fils peuvent allègrement se prêter au plaisir de la pratique.

A partir des années 1970-1980, le badminton s’affirme davantage comme un sport decompétition à part entière : des championnats voient le jour, un classement dejoueurs, la première équipe de France est fondée. L’accroissement rapide du nombrede licenciés démontre un engouement certain pour ce sport, défini par le passé comme un sport de loisirs outdoor, il devient un sport en salle de compétition aumême titre que les autres sports de raquette.